I believe i can fly
[ Petit flashBack nécessaire - vous pouvez situer cet article un peu avant le départ de mon père ]
Le sport me permettait, inconsciemment à l'époque, de me sortir de cette violence quotidienne. Je faisais du basket car où j'habitais c'était du basket qu'on pratiquait le soir. J'étais le p'tit "babtou" au milieu de mes potes blacks qui faisaient tous deux têtes de plus que moi, ils étaient aussi plus âgés.
Je ne dribblais pas trop mal (normal quand on est proche du sol...) mais je ne sautais pas très haut (avec les années je me suis rattrapé sur le "sautage"... désolé...) et cela me frustrait terriblement, alors je me suis entraîne, après ma douche du matin je mettais des poids aux chevilles que je ne quittais que le soir, c'étaient ceux de ma soeur elle s'en servait pour aller courir. Ils étaient roses et verts (et vous moquez pas j'avais déjà assez la honte comme ça) un jour je toucherai le ciel, c'est ce que je disais, alors la honte on s'en fout. Je n'avais pas encore 10 ans à ce moment là, les nuits chez moi étaient plutôt agitées et j'avais peur de croiser mon père le soir. Donc je sortais et je m'entraînais, chaque jour je sautais espérant toucher les nuages, j'avais une terrible envie de grandir aussi...
Et un jour je les ai enlevé, je courrai encore plus vite et sautais vraiment plus haut ! (J'suis sûr que certains se sont demandés si j'avais touché les nuages... Mais je ne vous le dirai pas ! ).
Voyant autant d'enthousiasme pour ce sport, ma mère m'a inscrit dans un club dans lequel je m'épanouissais vraiment ! Malheureusement cela a dû s'arrêter car mettre des poids avant de finir sa croissance c'est profondément débile... J'ai fais une sciatique et des lombalgies, le jour où j'ai arrêté le basket j'étais allongé sur le terrain à pleurer de douleur, il m'était impossible de me relever.
Le médecin m'a dit que je pouvais oublier le basket... Pendant cette période j'ai vu de près ce qu'il se passait à la maison, la dictature qu'imposait mon père... J'ai fais les exercices du kiné pendant un moment et j'ai pu rejouer et continuer d'espérer toucher les étoiles, mais cette fois c'était dans la rue car jamais je n'aurai demandé au médecin un certificat, ma mère ne l'a su que plus tard mais je pouvais rejouer malgré ce qu'on m'avait dit !
Je viens à l'instant de recevoir un commentaire de Lalibella ici. Malheureusement bella, je ne sais quoi te répondre, toutefois ce que j'ai fais est dans cet article, inconsciemment ça m'a aidé moi mais pas ma p'tite maman, ou peut-être que si finalement...
Le sport me permettait, inconsciemment à l'époque, de me sortir de cette violence quotidienne. Je faisais du basket car où j'habitais c'était du basket qu'on pratiquait le soir. J'étais le p'tit "babtou" au milieu de mes potes blacks qui faisaient tous deux têtes de plus que moi, ils étaient aussi plus âgés.
Je ne dribblais pas trop mal (normal quand on est proche du sol...) mais je ne sautais pas très haut (avec les années je me suis rattrapé sur le "sautage"... désolé...) et cela me frustrait terriblement, alors je me suis entraîne, après ma douche du matin je mettais des poids aux chevilles que je ne quittais que le soir, c'étaient ceux de ma soeur elle s'en servait pour aller courir. Ils étaient roses et verts (et vous moquez pas j'avais déjà assez la honte comme ça) un jour je toucherai le ciel, c'est ce que je disais, alors la honte on s'en fout. Je n'avais pas encore 10 ans à ce moment là, les nuits chez moi étaient plutôt agitées et j'avais peur de croiser mon père le soir. Donc je sortais et je m'entraînais, chaque jour je sautais espérant toucher les nuages, j'avais une terrible envie de grandir aussi...
Et un jour je les ai enlevé, je courrai encore plus vite et sautais vraiment plus haut ! (J'suis sûr que certains se sont demandés si j'avais touché les nuages... Mais je ne vous le dirai pas ! ).
Voyant autant d'enthousiasme pour ce sport, ma mère m'a inscrit dans un club dans lequel je m'épanouissais vraiment ! Malheureusement cela a dû s'arrêter car mettre des poids avant de finir sa croissance c'est profondément débile... J'ai fais une sciatique et des lombalgies, le jour où j'ai arrêté le basket j'étais allongé sur le terrain à pleurer de douleur, il m'était impossible de me relever.
Le médecin m'a dit que je pouvais oublier le basket... Pendant cette période j'ai vu de près ce qu'il se passait à la maison, la dictature qu'imposait mon père... J'ai fais les exercices du kiné pendant un moment et j'ai pu rejouer et continuer d'espérer toucher les étoiles, mais cette fois c'était dans la rue car jamais je n'aurai demandé au médecin un certificat, ma mère ne l'a su que plus tard mais je pouvais rejouer malgré ce qu'on m'avait dit !
Je viens à l'instant de recevoir un commentaire de Lalibella ici. Malheureusement bella, je ne sais quoi te répondre, toutefois ce que j'ai fais est dans cet article, inconsciemment ça m'a aidé moi mais pas ma p'tite maman, ou peut-être que si finalement...
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