Et tout de suite, la fuite ! (v1.1 ^_^)
(Il y a un souci avec mon dernier article. Le revoilà en "version qui marche" !)
La saison suivante nous avons réussi à sortir de là, ma mère avait trouvé un boulot bien payé pour la région et peu de temps après : appart !!
J'avais ma chambre, la possibilité de prendre une douche chaude tous les soirs, le chauffage était commun à tout l'immeuble, il faisait chaud l'hiver. Nous n'avions pas grand chose mais c'était une pente ascendante alors cela nous suffisait !
Puis il est arrivé, 34 ans, bel homme, ancien pilote de karting au passé tourmenté. Cet homme ne m'a jamais regardé dans les yeux. Il ne regardait personne dans les yeux, même pas ma mère... Ma mère qui était tombée amoureuse de lui, ils avaient plus d'une dixaine d'années d'écart, mais cela n'est qu'un détail, l'age importe peu finalement.
Cet homme était le fils d'une amie de ma mère, il venait de quitter sa deuxième femme et il n'avait pas la garde, même temporaire, de ses deux enfants. Un grand mystère entourait cet homme que l'on appelera P (comment j'suis tendance comme mec...). P avait fait deux séjours en prison, non pas pour des actes qu'il n'avait pas commit, non ! Pas non plus pour sortir son frère de prison grâce à son tatouage ! Non ce fût pour braquage de bijouterie et vol de voitures de luxe...
Lorsque ma mère m'a expliqué qu'elle avait rencontré quelqu'un, je me suis dis que c'était une très bonne chose pour elle. Quand j'ai vu qui c'était, je l'ai tout de suite mise en garde et là elle me sort ce qui restera gravé dans ma mémoire "laisses moi faire ma vie, quand tu seras en age de partir, moi je finirai seule et toi tu ne te retourneras plus"... Incompréhension totale... Pourquoi ce mec qui débarque à peine a, d'un coup, plus d'importance que moi ? Malgré tout j'ai ravalé ma fierté mal placée et fait en sorte qu'il se sente bien avec nous. Voir ma mère sourire enfin était bien plus fort que ma petite crise d'ado. Je ne souffrai pas du complexe d'oedipe... C'était juste que j'aimais profondément ma mère comme un fils et que je voulais le meilleur pour elle car elle le méritait et le mérite toujours.
C'était un homme interressant, un peu distant parfois mais sympathique et bon vivant. Le soir ils buvaient l'apéro, jusqu'à ce qu'ils le boivent tous les soirs et qu'il finisse par nous dire qu'il voulais boire pour oublier qu'il n'avait pas la garde de ses enfants... Il avait choisi la fuite. Et ce n'était que le début !
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